Poèmes divers....

Quelques beaux poèmes connus ou non..

Au fond de mes tiroirs...............

Voici un superbe poème que j'avais reçu de mon amie Ghis, il y a quelque temps,
qui décrit très bien l'amitié "virtuelle"..

Je tiens à en faire profiter mes amis.

Amitié Virtuelle...

Ingrédients :
* 1 inconnu(e)
* un peu de politesse
* 1 gros soupçon d'honnêteté
* 1 énorme pincée de sincérité
* 1 filet de franchise
* Quelques bisous
* Beaucoup de fidélité

Résultats :
L'amitié d'un jour,
Dure pour toujours.
C'est une chose naturelle,
Quand elle est virtuelle.

Donner sans attendre en retour,
Ce petit bonheur chaque jour..
On se lie, on s'uni,
Et l'harmonie se garde à vie.

On se remonte le moral,
Quand tout va mal.
On ne se fait jamais de peine,
Car on ne connaît pas la haine.

Les kilomètres nous séparent,
Mais ce n'est pas une tare.
La toile nous rapproche,
Et avec elle on s'accroche.

Entre nous aucune malice,
Pas besoin d'artifices.
Ce qui la rend belle,
C'est cette étincelle.

L'amitié restera sacrée,
Et ne pourra s'acheter.
Ce mot est unique,
Tout en étant magique...

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Les chats ....

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 Les chats

 

Amis de la science et de la volupté,

Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;

L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

 

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,

Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.


Charles Baudelaire


   

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Le petit chat

C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage;
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien de lui, pas un poil de sa toison ne bouge.
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces matous, tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
Le frôle; puis, à coups de langue très petits,
Il le lampe; et dès lors il est à son affaire;
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors, il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini;
Et, comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il relustre avec soin son pelage terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;
Il les ferme à-demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

Mais le voilà qui sort de cette nonchalance,
Et, faisant le gros dos, il a l'air d'un manchon;
Alors pour l'intriguer un peu, je lui balance,
Au bout d'une ficelle invisible un bouchon.

Il fuit en galopant et la mine effrayée,
Puis revient au bouchon, le regarde, et d'abord
Tient suspendue en l'air sa patte repliée,
Puis l'abat, et saisit le bouchon et le mord.

Je tire la ficelle, alors, sans qu'il le voie;
Et le bouchon s'éloigne, et le chat noir le suit,
Faisant des ronds avec sa patte qu'il envoie,
Puis saute de côté, puis revient, puis refuit.

Mais dès que je lui dis: "Il faut que je travaille;
Venez vous asseoir là, sans faire le méchant!"
Il s'assied ... Et j'entends, pendant que j'écrivaille,
Le petit bruit mouillé qu'il fait en se léchant.


Edmond Rostand

 

 

 

 

Sonnet  

 Mon chat, hôte sacré de ma vieille maison,

 De ton dos élastique arrondis la souplesse

Viens te pelotonner sur mes genoux et laisse

Que je passe mes mains dans ta toison. 

 Ferme à demi, les reins émus d'un long frisson,

 Ton œil vert qui me raille et pourtant me caresse,

 Ton œil vert, mêlé d'or qui, chargé de paresse,

M'observe, d'ironique et bénigne façon.

Tu n'as jamais connu, philosophe, ô vieux frère,

 La fidélité sotte et bruyante du chien.

 Tu m'aimes cependant, et mon cœur le sent bien.

 Ton amour clairvoyant et peut-être éphémère Me plaît

 et je salue en toi, calme penseur,

Des exquises vertus: scepticisme et douceur.

Jules Lemaître


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Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux,
 Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta

Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carème
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Les Celtes irlandais voyaient dans l'oeil du chat "la porte de l'autre monde".Hebergeur d'image
       Billy  
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                         Zoë      


Etrange imperfection de l'homme qui préfère les femmes, alors qu'il y a des chattes !! Chattes aux yeux verts, feuilles de charme de vos yeux minéraux, bleu fulgurant d'un myosotis, soleil d'or qui s'écarquille en étincelant. Lise Deharme.
                      

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La vieille femme grincheuse

Clin d'oeil à mon ancienne profession ...

"Que vois-tu , toi qui me soignes,que vois-tu ?
Quand tu me regardes , que penses-tu ? "

Une vieille femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu, qui n'y est plus tout-à-fait,
qui bave quand elle mange et ne répond jamais...
Qui, quand tu dis d'une voix forte "essayez !",
semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais,
et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,
qui, docile ou non, te laisse faire à ta guise le bain et les repas
pour occuper la longue journée grise.
C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ?
Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi...

Je vais te dire qui je suis, assise là , si tranquille,
me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux.

Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,
des frères et des soeurs qui s'aiment entre eux.

Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds,
rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé.
Mariée déjà à vingt ans, mon coeur bondit de joie
au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour là.

J'ai vingt cinq ans maintenant et un enfant à moi
qui a besoin de moi pour lui construire une maison.

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite.
Nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront.

Quarante ans bientôt, il ne sera plus là.
Mais mon homme est à mes cotés qui veille sur moi.

Cinquante ans. A nouveau, jouent autour de moi des bébés.
Nous revoilà avec des enfants, mon bienaimé et moi.

Arrivent les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur,
car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs,
et je pense aux années et à l'amour que j'ai connu.

Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle,
qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour folle.
Mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent
et il y a maintenant une pierre,
là ou jadis j'eus un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure,
dont le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies, je me souviens des peines,
je repense aux années trop courtes et trop vite passées,
et accepte cette réalité implacable,
que rien ne peu durer.

Ouvre les yeux , toi qui me soignes et regarde.....
Regarde mieux, tu me verras !!


(Ce poème a été trouvé dans les affaires d'une vieille dame après sa mort.
Service gériatrie CHG de Dieppe. )

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'éternelle chanson

                                 L'éternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, 
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,     
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
tyfpb3d2[1]
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
tyfpb3d2[1]
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
tyfpb3d2[1]
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
tyfpb3d2[1]
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

ROSEMONDE GERARD.

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